
Acta of Sinodoc - Association française des bibliothécaires et des documentalistes en sinologie
Réunion de SINODOC, 11 juin 1999
Une réunion de de SINODOC s'est tenue le 11.06.99 à la
Maison de l'Asie, 22 avenue du Président Wilson à Paris,
entre 10 et 13 heures.
Etaient présents : Françoise Barrès-Kotobi (EFEO),
Cao Thi Liêu (Bibliothèque ASE Maison Asie-Pacifique/Aix Marseille),
Héléne Chollet (Musée Cernuschi),Cristina Cramerotti
(Biu Langues'O), Hubert Delahaye (IEO CdF), Vincent Durand-Dastès
(EFEO), Feng Yi (IAO), Priscilla Fougères (Musée Cernuschi),
Christian Henriot (IAO), Bénédicte Héraud (EHESS-Centre
Chine), Francis Macouin (Musée Guimet), Shum Wing Fong (IHEC), Françoise
Wang (Biu Langues'O-Dauphine).
Excusés : Jean Louis Boully (BM Lyon), Jean-Louis Taffarelli
(EFEO), Françoise Ged, Bénédicte Vaerman (Université
de Louvain), Alain Lucas (EHESS, CRLAO), Hélène Haon (Cedocar).
D'autres membres, appelés à de nouvelles activités,
nous ont annoncé qu'ils risquaient de s'éloigner plus durablement
de Sinodoc : c'est le cas de Mmes Jacqueline Diot, M.T. Denis, et Hélène
Haon.
Nouvelles du Musée Guimet
F. Macouin ouvre la réunion en donnant quelques informations
sur le déménagement à venir du Musée Guimet
: le bâtiment devrait être livré fin août à
l'administration, avec emménagement en octobre ou novembre de cette
année, en vue d'une ouverture au public qui devrait avoir lieu vers
le mois de mai 2000. Entre ces deux dates, il est important de noter que
la bibliothèque sera totalement fermée aux lecteurs, sans
exception possible ; il conviendra d'en informer le public dans la
prochaine lettre de Sinodoc. La bibliothèque se trouvera au rez-de-chaussée
du nouveau bâtiment ; la salle de lecture offrira une cinquantaine
de places. Les magasins, situés sur deux étages de sous-sols,
sont assez vastes pour recevoir plusieurs années d'extensions. Une
ombre au tableau, l'absence d'escalier permettant de descendre rapidement
dans ces sous-sols en cas de panne de l'ascenseur, ce qui laisse prévoir
de possibles difficultés d'accès aux documents. Par ailleurs,
la faible importance du personnel de magasinage (un agent…) reste un souci
pour l'avenir. Le manque de personnel est également un problème
pour poursuivre le travail de dépouillement des périodiques,
effectué par le passé. Plusieurs des assistants expriment
des regrets à ce sujet, en raison de la grande qualité que
présentait ce travail. En ce qui concerne l'informatisation,
les bibliothèques des Musées de France seront très
prochainement équipées d'un logiciel commun. Il n'offrira
malheureusement aucune possibilité à ce stade de travailler
en écritures asiatiques.
Par ailleurs, le Musée Guimet a désormais son site web
: http : // www.museeguimet. fr
Dons aux bibliothèques.
Deux donations ont été faites très récemment
à une ou plusieurs bibliothèques du réseau Sinodoc.
Les livres chinois et japonais de feu Guy Gagnon, dont le sort est demeuré
très longtemps incertain en raison de la situation juridique très
complexe de sa succession, sont finalement revenus à l'épouse
du disparu, laquelle a décidé, sur suggestion de Jean-Pierre
Diény, d'en faire don aux bibliothèques universitaires de
Lyon et d'Aix en Provence. Les bibliothécaires de l'EFEO, des Langues'O,
et du musée Cernuschi, qui avaient visité l'an passé
la bibliothèque en compagnie de Frédéric Girard pour
une évaluation et s'étaient déclarés intéressés
par la reprise de la collection, comprennent très bien la décision
de Mme Gagnon, tout en regrettant de n'avoir pas été tenus
informés de l'évolution de ce dossier il est vrai fort complexe.
La donation la plus importante concerne les ouvrages que Danielle
et Vadime Elisseeff conservaient dans leur maison de campagne de Normandie
et dont ils ont décidé de faire don aux bibliothèques
intéressées. Hormis certains secteurs de la collection, spécifiquement
destinés par les donateurs à telle ou telle institution (les
ouvrages sur les bronzes à Cernuschi, par exemple), les membres
du réseau Sinodoc auront pour tâche de répartir au
mieux les ouvrages entre les différentes bibliothèques. Le
transfert des 30 000 ouvrages a eu lieu mercredi 9 juin, et les cartons
qui les renferment sont actuellement entreposés dans un hangar appartenant
à l'EFEO, en grande banlieue parisienne. Le déballage et
le tri des ouvrages prendra un certain temps, vu l'importance de la
collection, mais il faudra agir sans trop tarder, car nombre de livres
ont été longtemps exposés à l'humidité
lors de leur séjour en Normandie et peuvent s'endommager rapidement
en restant longtemps confinés. C. Cramerotti propose de prêter
un appareillage de détection des moisissures appartenant aux Langues'O.
F. Macouin pourra obtenir le prêt d'une camionnette des Musées
de France pour aller chercher des caisses. V. Durand-Dastès,
qui est chargé de coordonner la répartition, essaiera d'entamer
un premier tri dès que possible et informera les membres intéressés
dès que la suite des opérations pourra être planifiée.
Réseau et informatisation.
Deux initiatives ont été prise récemment
en matière d'informatisation et de réseaux.
A la Maison de l'Asie, B. Héraud et V. Durand-Dastès
ont rédigé un projet d'acquisition d'un logiciel documentaire
commun aux centres hébergés avenue du Président-Wilson.
Ce logiciel devrait permettre aux divers centres de travailler en réseau,
en format Unimarc, avec possibilité de saisie et recherche tant
en écriture latines que CJK. La société Agate, contactée,
a fait une offre d'un montant global de près d'un million de francs
(dont à peu près la moitié en coûts logiciels,
et la moitié en coûts matériels, l'installation matérielle
du réseau local de la Maison de l'Asie n'étant pas complète).
La partie logicielle de ce projet a été soumise le 25 mars
dernier à une commission instrumentation du CNRS, sur proposition
de tous les directeurs de centre des équipes associées concernées,
mais n'a pas été retenu pour le moment. C.Henriot remarque
que l'absence d'existence juridique de la Maison de l'Asie rend probablement
plus difficile l'acceptation par le CNRS d'une demande de financement de
cette ampleur et se demande si la Maison de l'Asie ne devrait pas chercher
à être reconnue comme Unité Mixte de Services (UMS).
Lieu Caothi fait observer que la création de telles structures présente
également des inconvénients : les centres spécialisés
sur l'Asie du Sud-Est de l'Université de Provence, du CNRS et de
l'EHESS sont réunis chez elle par une telle structure : leur réunion
a été invoquée par le CNRS pour refuser la création
de nouveaux postes de documentalistes. Puisque l'on parle d'identité
administrative, une discussion suit sur l'éventualité de
la création d'un CADIST en études extrême-orientales,
idée qui revient depuis quelques années sur le tapis ; C.
Cramerotti fait part de son pessimisme en ce qui concerne les intentions
du ministère : les " Langues'O " se sont déclarées
intéressées par ce type de projet voilà déjà
quatre ans, des études ont été faites et des dossiers
constituées : les réponses du ministères, parfois
verbalement encourageantes, se sont montrées également souvent
contradictoires ; aucune n'a été à ce jour suivie
d'effet.
C.Henriot a justement été chargé par le
département Sciences de l'homme et de la société du
CNRS d'une mission d'évaluation des besoins spécifiques à
l'informatisation des ressources documentaires CJK. Cette mission, bien
que concernant avant tout les centres CNRS, devrait dans son esprit aboutir
plus largement à la création d'un réseau documentaire
englobant les principaux centres de recherche et d'enseignement concernés
en France. Après une tournée d'évaluation des besoins
de ces centres, C.Henriot prévoit de recenser l'offre progicielle
actuelle en la matière (société Agate, Doris/Loris
de la maison du Japon, Innopac, Dynix horizon, Aleph, Gera). Il rendra
son rapport à Mme Maurel au début du mois de septembre, et
tiendra Sinodoc informé de ses investigations. Les membres lui communiqueront
de leur côté toutes les informations qui pourraient lui être
utiles dans cette entreprise.
Un tour d'horizon des projets des différents centre est
alors effectué : H. Delahaye annonce que le serveur du Collège
de France, en voie d’achèvement, serait tout à fait à
même de recevoir un serveur "catalogue CJK", qu'il soit propre aux
Instituts d’Extrême-Orient du CdF ou plus largement ouvert. Il souhaite
commencer aussi rapidement que possible à saisir des données
biblio sur un logiciel Unimarc + CJK, qu'il s'agisse d'Agate ou d'un autre,
et que ces données puissent être versées sur un réseau
Sinodoc commun rapidement ou plus tard. Si les normes sur lesquelles nous
nous sommes mis d'accord sont respectées, cela ne devrait pas poser
de problèmes.
La question de la récupération des données
bibliographiques existantes dans un futur réseau commun est posée.
Plusieurs membres réaffirment qu'ils considèrent cette récupération
comme très importante : on ne saurait envisager de tout reprendre
à zéro lors du passage à un logiciel commun.
Les Langues'O n'ont toujours aucune solution informatique en
vue pour le CJK. C. Cramerotti, qui pensait il y a quelque temps
obtenir l'acquisition du volet CJK d'OCLC, dans la logique de l'informatisation
suivie par les Langues'O, est contrainte d'y renoncer en raison de la perspective
d'intégration dans le SUD (Système universitaire de documentation).
La direction de ce dernier projet a en effet acquis le système Pica
dans sa version minimale en ce qui concerne le codage des caractères
: même les diacritiques du vietnamien poseront problème, alors
le CJK… Cette situation paraît d'autant plus absurde que Pica a bel
et bien développé un catalogue chinois pour l'université
de Leiden ! L'intégration au SUD des notices OCLC CJK des Langues'O
s'accompagnerait donc de la perte des informations en caractères.
Bref, retour à la case pré-OCLC. Pourquoi alors ne pas envisager
un développement avec les autres centres Sinodoc ? C. Cramerotti
y serait bien sûr personnellement tout à fait favorable, mais
un des problèmes est la réticence de la direction des Langues'O
à l'égard des solutions "sectorielles". C. Cramerotti note
que les partisans de la transcription/translittération semblent
plus nombreux dans cet établissement, notamment parmi les collègues
arabisants…
Questions diverses :
Personne ne semble s'être abonné à l'onéreuse
version en ligne de la Bibliography of Asian Studies ; la version Cdrom
du Hanyu dacidian, acquise par notre collègue B.Vaerman de l'Université
de Louvain, semble après les premiers tests fonctionner de manière
satisfaisante, avec toutefois un bémol d'importance : les nombreuses
citations qui font la richesse de ses notices ne figurent pas dans cette
première version !
F. Macouin s'interroge sur l'ouverture dans un avenir pas trop
lointain d'une "RBS en ligne" ; aucun collègue de la RBS n'était
là pour y répondre.
L'IHEC vient de se doter d’un index informatisé titres/auteurs
de la compilation d’articles de sinologie japonaise Chûgoku kankei
ronsetsu shiryô sakuin, acquise par l’IHEC depuis les années
1970.
Le bureau est reconduit dans ses fonctions à l'issue de
la réunion. J.-L. Boully, qui s'est vu reconduit dans ses fonctions
de trésorier in abstentia, devra tout de même confirmer son
accord. Il faudra aussi songer à le relayer au moins pendant son
séjour de plusieurs mois en Chine, à partir de l'automne
de cette année.
Vincent Durand-Dastès,
Secrétaire de Sinodoc
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